Le recours intervient dans le délai utile de 10 jours. On comprend, à sa lecture, ce que demande le recourant et les motifs qui l'animent, de sorte que cet acte respecte les exigences de l'article 385 CPP et qu'il est recevable. 2. Le fait que le prévenu n'ait pas recouru contre la décision du 5 juin 2012, laquelle retenait des risques de collusion et de réitération, ne le prive nullement de requérir, un mois plus tard, sa mise en liberté, conformément au principe de l'article 228 al.1 CPP, et ne lie ni l'autorité de première instance, ni la Cour de céans dans l'appréciation des conditions de la détention provisoire.