Bien qu'il soit difficile d'interpréter la réaction du prévenu, on ne peut sans autre y voir une indication selon laquelle il viendrait d'étrangler son épouse, un tel geste étant au demeurant plus susceptible de l'agiter ou de l'essouffler que de le rendre calme voire apathique comme R. l'a observé. On peut comprendre la difficulté rencontrée par le Ministère public dans ce dossier délicat. Si la culpabilité de X. n'est pas reconnue, et à supposer que seul ce dernier et S. aient été en contact avec la victime le soir des faits, cela revient ipso facto à étendre le doute à une éventuelle culpabilité de S..