Le 13 juin 2012, le procureur en charge de l'affaire a informé les parties qu'avant qu'il ne procède à la clôture de l'instruction, elles pouvaient requérir d'éventuelles preuves complémentaires jusqu'au 22 juin 2012. Il a précisé qu'il envisageait de prononcer un classement en faveur de S. à mesure que ses aveux initiaux, puis répétés, ne suffisaient à l'évidence pas à fonder sa culpabilité, au regard notamment de son extrême suggestibilité. S. s'était au surplus avéré incapable de transporter un corps humain de la manière dont il l'avait décrite et aucune de ses empreintes ou traces ADN n'avait été retrouvée sur les lieux du crime.