S'agissant finalement de l'égalité des armes, cette question s'apprécie en fonction d'une éventuelle adverse partie à la procédure sans toutefois qu'il s'agisse d'un critère absolu, ce que la Cour de céans a encore rappelé récemment (voir arrêt du 20 janvier 2012, ARMP.2011.117). Il ne saurait être question de voir sous cet angle une inégalité des armes, pour les cas bagatelle ne présentant pas de difficultés particulières en faits et en droit, entre le prévenu non assisté et le représentant du Ministère public puisqu'une pareille approche impliquerait que dans tous les cas, une telle inégalité existe et conduirait à l'octroi de l'assistance judiciaire.