Le Ministère public a constaté que seules les infractions de blanchiment d'argent, à tout le moins par dol éventuel, et de facilitation du séjour illégal, également à tout le moins par dol éventuel, étaient formellement établies. La prévenue avait, d'une part, envoyé à une reprise de l'argent pour un montant de quelques centaines de francs en Afrique à la demande et pour le compte du dénommé A., sans en contrôler la provenance et prenant ainsi et acceptant implicitement le risque de blanchir de l'argent provenant d'un crime, soit d'un trafic de cocaïne et avait, d'autre part, facilité le séjour illégal d'étrangers en Suisse en sous-louant son appartement à trois Africains sans s'assurer