Le recours doit dès lors être admis, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le grief tiré d'une violation du principe de proportionnalité. 6. Dans l'ordonnance attaquée, le premier juge lève l'assistance de probation ordonnée le 31 mars 2010, ce qui est bien sûr logique en cas de révocation du sursis mais n'aurait aucun sens si le sursis n'est pas révoqué, alors que la situation du recourant demeure préoccupante. Ce dernier suggérait d'ailleurs que les règles de conduite lui soient rappelées et que le délai d'épreuve soit prolongé de deux ans.