En d’autres termes, le seul fait de ne pas respecter des mesures de substitution ne suffit pas pour prononcer la réintégration dans la détention provisoire ; encore faut-il que celle-ci soit justifiée, ce qui implique un examen des critères de la détention provisoire, plus spécialement ici du risque concret de récidive au sens où la jurisprudence le définit (voir par exemple arrêt non publié de l'autorité de céans du 29.12.2011 [ARMP.2011.123] cons. 12).