C. Par décision du 2 mai 2012, le procureur a informé Me B. que l'ordonnance pénale précitée avait été notifiée à l'adresse que X. avait lui-même donnée lors d'un interrogatoire du 22 avril 2010 et que l'opposition était manifestement tardive, de sorte que l'ordonnance pénale était désormais assimilée à un jugement entré en force. Si l'ordonnance avait été retournée à l'expéditeur, c'était uniquement en raison du fait que le condamné n'était pas allé la chercher à la poste pendant le délai de garde, mais en aucun cas parce ce qu'il serait introuvable à l'adresse indiquée. Dans ces conditions, le procureur a considéré que l'ordonnance pénale avait été valablement notifiée.