Or en l'occurrence, les ordonnances pénales frappées d'opposition infligent au recourant une peine privative de liberté de près de trois mois sans sursis et il se trouve détenu durant la procédure. Nier que de telles circonstances puissent justifier l'octroi de l'assistance judiciaire revient à mésestimer la valeur de la liberté personnelle et méconnaître le sens de l'article 132 al.3 CPP, lequel n'exclut pas la gravité d'une affaire à moins de quatre mois de privation de liberté, mais fixe une limite absolue au-delà de laquelle la gravité ne peut plus être discutée, ce qui est très différent. - Quant à la difficulté juridique de la cause, elle doit s'apprécier de façon objective.