Par mémoire du 10 mai 2012, X. recourt contre la décision du 26 avril 2012, reçue par son mandataire le 30 avril 2012. Il considère que sa situation est très différente de celle visée dans l'affaire vaudoise citée par la première juge. Il soutient que l'article 88 al.4 CPP n'est pas conforme à la Convention européenne des droits de l'homme et observe que la seconde ordonnance pénale en cause n'a pas donné lieu à application, par le ministère public, de cette disposition. H. Le Ministère public conclut au rejet du dernier recours précité, sans formuler d'observations. Le 13 avril 2012, il avait déjà conclu au rejet du recours contre sa propre décision du 27 mars 2012. C O N S I D E R A N T