Cela dit, il reste à s'interroger – dans un contexte où il paraît donc admis que le prévenu ne restera pas en détention provisoire jusqu'à son jugement et où la question de sa libération de la détention provisoire se posera de plus en plus sérieusement au fil des semaines qui passent, le Ministère public admettant que la durée ne pourra probablement pas excéder six mois - sur la proportionnalité matérielle d'une prolongation qui n'est pas directement justifiée par les besoins de l'enquête, ces derniers devant sur le principe commander le maintien en détention (arrêt du Tribunal fédéral du 09.12.2003 [1P.656/2003] cons.3).