Ainsi, compte tenu de la gravité des faits reprochés au recourant, la durée de la détention provisoire subie à ce jour est encore compatible avec la peine encourue concrètement en cas de condamnation. Ce d'autant plus qu'il n'apparaît pas que la détention provisoire doit se prolonger au-delà de la durée admissible, dans la mesure où le procureur a indiqué lui-même être conscient que la durée de la détention provisoire – relativement courte mais néanmoins pas négligeable de près de 4 mois, à ce jour – ne devrait pas dépasser 6 mois.