Il s'agit donc d'un même complexe de faits relevant de la même infraction éventuelle. Le "découpage" procédural effectué pour le Ministère public ne se justifiait donc pas. Ainsi, plutôt que rendre une ordonnance de non-entrée en matière doublée d'une ordonnance pénale, le Ministère public aurait dû prononcer une ordonnance pénale pour l'ensemble des faits, en abandonnant la partie des propos qu'il ne considérait pas diffamatoires. 5. Selon l'article 382 al. 1 CPP, "toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision a qualité pour recourir contre celle-ci".