Sur la base du pourcentage précité, on ne peut que partager l'opinion du ministère public, à savoir qu'il n'était pas possible d'affirmer avec le degré de vraisemblance requis par la jurisprudence qu'un comportement plus adéquat du prévenu en matière d'investigations de l'état de sa patiente aurait permis d'éviter le décès de cette dernière. Les indications fournies par l'expertise FMH au sujet du taux de survie à cinq ans de patients atteints d'un cancer du gros intestin ne permettent pas d'aboutir à une conclusion différente.