Toutefois, les experts ont aussi indiqué, toujours en se fondant sur la littérature spécialisée, que le pourcentage de survivants, cinq ans après le diagnostic d'un cancer colorectal, était de 65,2 % ; ils n'ont par ailleurs pas été en mesure de fournir de chiffres concernant le pourcentage de personnes guéries. Sur la base du pourcentage précité, on ne peut que partager l'opinion du ministère public, à savoir qu'il n'était pas possible d'affirmer avec le degré de vraisemblance requis par la jurisprudence qu'un comportement plus adéquat du prévenu en matière d'investigations de l'état de sa patiente aurait permis d'éviter le décès de cette dernière.