Cette approche résiste à l'examen, compte tenu des exigences élevées de la jurisprudence en la matière, et même si un poids prépondérant aurait aussi pu être donné à l'opinion des experts quant au caractère répréhensible de l'omission. Il faut, à l'égard du lien de causalité, se demander si, dans l'hypothèse où l'anémie, la fatigue et l'élévation discrète des enzymes hépatiques avaient conduit le prévenu à procéder en 2001-2002 aux investigations adéquates (coloscopie, voire gastroscopie), X. ne serait très vraisemblablement pas décédée des suites d'un cancer colorectal en 2004. Or les constatations des experts ne permettent pas de tirer une telle conclusion.