Au vu de ce qui précède, le recours doit être admis et le ministère public invité à ouvrir une instruction, à moins qu'il envisage des motifs suffisants de ne pas entrer en matière. 4. Les frais de justice resteront à la charge de l'Etat, lequel versera une indemnité au recourant pour l'activité de son mandataire (art. 436 al. 3 CPP). Par ces motifs, l'Autorité de recours en matière pénale 1. Annule l'ordonnance de suspension rendue par le ministère public le 8 mars 2012 et l'invite à suivre en cause, au sens des considérants. 2. Laisse les frais de recours à la charge de l'Etat. 3.