D'autre part, on ne peut nier l'existence d'un préjudice juridique évident que subirait le prévenu contre lequel seraient maintenues au dossier, des pièces – influençant la suite de l'instruction – qui ne doivent pas y figurer. Partant, il y a lieu de considérer que tant la conclusion tendant au retrait des pièces litigieuses du dossier que celle tendant à ce qu'elles soient déclarées inexploitables sont recevables. 2. Selon l'article 141 al.1 CPP, les preuves administrées en violation de l'article 140 ne sont en aucun cas exploitables. Il en va de même lorsque le CPP dispose qu'une preuve n'est pas exploitable.