Sans doute s'agit-il d'analyses fines, mais un délai de six mois, sans explication pertinente, n'est pas satisfaisant, compte tenu de la détention du prévenu et de l'absence d'autres actes d'enquête significatifs en parallèle. Si, globalement, la procédure préliminaire peut être menée à terme en un peu plus d'un an, on doit encore admettre qu'il s'agit d'un délai raisonnable, cependant, compte tenu des circonstances (et en observant que le procureur a maintenant adressé un rappel formel à la police). Quoi qu'il en soit, une éventuelle violation du principe de célérité ne justifierait aucunement, en pareil cas, une libération immédiate du recourant (arrêt précité, citant l'ATF 114/Ia/88).