En l'espèce, on ignore quelle difficulté a amené le report du résultat des analyses requises. L'annonce d'un terme différent, dans les requêtes du Ministère public des 21 novembre 2011 et 16 février 2012 semble indiquer l'échange d'informations entre la police et le procureur, qu'il eût été utile de faire apparaître au dossier. Sans doute s'agit-il d'analyses fines, mais un délai de six mois, sans explication pertinente, n'est pas satisfaisant, compte tenu de la détention du prévenu et de l'absence d'autres actes d'enquête significatifs en parallèle.