Le recourant pourrait donc reprendre cette existence vagabonde s'il prenait la fuite et les lourdes charges qui pèsent sur lui autorisent des craintes très sérieuses à ce sujet. Dans une situation personnelle aussi peu intégrée au tissu social suisse que celle du recourant, les diverses mesures de substitution préconisées par celui-ci (astreinte à un domicile, dépôt des papiers, présentations régulières à la police) seraient clairement dérisoires. Quant à la surveillance électronique, la Cour de céans a eu l'occasion d'en rappeler les limites, dans un arrêt relatif à C. (ARMP.2011.111, arrêt du 19.12.2011), en se référant à l'arrêt du TF du 21.09.2011 [1B_447/2011