Au gendarme chargé du rapport de renseignements généraux, il déclarait n'avoir pas de travail et se déplacer "en tant que touriste entre la Suisse, l'Allemagne, la France et l'Italie, pays dans lequel il a de la famille". Le recourant pourrait donc reprendre cette existence vagabonde s'il prenait la fuite et les lourdes charges qui pèsent sur lui autorisent des craintes très sérieuses à ce sujet. Dans une situation personnelle aussi peu intégrée au tissu social suisse que celle du recourant, les diverses mesures de substitution préconisées par celui-ci (astreinte à un domicile, dépôt des papiers, présentations régulières à la police) seraient clairement dérisoires.