L'argument n'est évidemment pas convaincant : d'une part, selon celui qui se présente comme son frère, soit H. le prévenu ne lui a "jamais dit qu'il était en danger au Kosovo"; d'autre part, X. n'a aucunement l'intention de retourner au Kosovo, si ce n'est pour mourir, comme il le disait expressément à l'expert. Au gendarme chargé du rapport de renseignements généraux, il déclarait n'avoir pas de travail et se déplacer "en tant que touriste entre la Suisse, l'Allemagne, la France et l'Italie, pays dans lequel il a de la famille".