Il conteste en revanche tout risque de récidive, vu son absence d'antécédent pénal et vu les termes prudents de l'expert-psychiatre, qui traduisent davantage son embarras à se prononcer sur ce point que l'affirmation d'un risque défini et quantifié. Il conteste également le risque de fuite retenu, en observant que les décisions successives du Tribunal des mesures de contrainte sont très laconiques à ce propos et que ni le juge, ni le Ministère public n'ont pris en considération les craintes du prévenu face à un retour dans son pays d'origine, pas plus que l'existence d'un lien familial en Suisse.