En substance, elle affirme avoir acquis l'immeuble visé à titre individuel en 2009, en être seule et unique propriétaire à l'exclusion de son époux et y vivre depuis lors avec ses deux filles, peu importe "de savoir à quel titre, pour quel motif et par quel biais [elle avait] acquis ce droit de propriété". Or un séquestre en garantie des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités ne peut être opéré que sur les biens du prévenu, à l'exclusion des biens de tiers. C. Le 12 mars 2012