La première juge a donné suite à ces réquisitions, précisant que C. serait un témoin de moralité. C'est dans ce contexte que la première juge admet avoir relativisé la "valeur" de ce témoignage en ce sens qu'appelée à éclaircir les faits qui se sont déroulés le 12 décembre 2010, cette preuve lui paraissait de pertinence limitée. Elle a, ce faisant, procédé à une appréciation anticipée des preuves, telle qu'elle incombe au magistrat chargé d'éclaircir un état de fait. Dans ce contexte, anticiper les déclarations que pourrait faire la mère du prévenu, en particulier au sujet de difficultés de vie – ce qui est du reste le propre d'un témoin de moralité, qualité