Le recourant conteste le risque de fuite. En bref, il fait valoir qu'il aurait pu quitter le territoire suisse lorsqu'il a été remis en liberté le 3 octobre 2012 ou à l'issue de l'audience le 28 novembre (après avoir entendu le réquisitoire du ministère public). Depuis sa mise en liberté, il a trouvé du travail et doit entretenir sa femme qu'il a épousée le 25 septembre 2012 et ses enfants. Le 7 décembre 2012, il a déclaré faire appel de son jugement de sorte qu'il n'entend pas prendre la fuite. Le recourant invoque également une violation de son droit d'être entendu.