En l'espèce toutefois, le caractère urgent de l'audience faisait manifestement défaut puisqu'elle s'inscrivait dans la réquisition délivrée par le Ministère public au SSRT le 3 décembre 2009. Cela étant, une éventuelle violation des devoirs de service – comme pourrait l'être l'audition en dehors des heures usuelles de bureau de justiciables sans nécessité objective, dans le seul but de créer un climat qui les impressionne ou les désécurise – ne constitue pas encore un abus d'autorité, pas plus que le fait qu'un tribunal ait écarté ces auditions sur la base de l'article 140 al. 1 CPP n'implique d'emblée la réalisation de cette infraction.