La thèse de l'erreur ou de l'omission non volontaire est certes séduisante et impliquerait l'absence du dessein spécial exigé par l'article 251 CP. Cela étant, les explications données par Y1 ne sont pas dénuées de contradictions internes (à la question de savoir s'il n'était pas plus "commode" que le procureur reçoive un PV sur lequel ne figure pas le conseiller d'Etat, Y1 a d'abord déclaré: "Si tel était le cas, nous aurions procédé de la sorte déjà pour les PV du 12 février. Vous me dites que ces PV ne devaient pas être transmis au procureur, c'est faux puisqu'ils devaient être joints au rapport.