Pour l'expert, les troubles du comportement et la violence manifestés par le prévenu depuis sa prime adolescence, son impossibilité à supporter la frustration et son comportement impulsif, l'absence de capacité d'introspection et l'absence de conscience de la maladie ainsi que son incapacité depuis de nombreuses années à adhérer à un processus thérapeutique avec les équipes soignantes, font que le pronostic de récidive est très important. Selon l'expérience faite depuis des années, l'expertisé peut devenir une personne dangereuse et est incapable de vivre dans un cadre autre qu'institutionnel.