Le témoignage précité revêt un poids certain du fait que D. ne travaille plus au sein de la société Y. Sàrl et pouvait donc se sentir libre de s'exprimer. Il est vrai que ce témoin a aussi déclaré que la recourante et une de ses collègues, « Mme F., se sentaient discriminées au vu de leur religion, de leur situation de femmes et de leur origine » et qu’il était « ressorti que A. faisait parfois des commentaires qui pouvaient être mal interprétés, du genre « Ton problème, c’est que tu n’as pas assez de chromosomes Y », le témoin précisant : « Je ne peux pas vous dire si A. était maladroit dans sa façon de s’exprimer ou s’il cherchait réellement à nuire ».