C'est dès lors avec raison que le premier juge a considéré que les revenus réalisés par la recourante n'expliquaient pas l'argent qui se trouvait être disponible pour les envois à l'étranger. On peut ajouter qu'on ne voit pas comment l'épouse aurait pu envoyer de tels montants à ses proches sans participer elle-même au trafic de stupéfiants et avoir ainsi en quelque sorte "droit à sa part" alors que par ailleurs elle décrit avec son mari une relation plutôt distendue. Le premier juge a dès lors considéré avec raison que de forts soupçons de culpabilité pesaient sur la recourante.