Finalement, les explications données pour justifier l'envoi fréquent de montants importants à l'étranger, soit le fait qu'ils auraient été financés par des prêts de tiers ainsi que par des gains de jeu, ne sauraient être crédibles. S'il est vrai que deux prêts d'un montant non négligeable sont confirmés par des témoins, ces montants ne suffisent pas à expliquer ceux reversés à l'étranger. L'approximation des déclarations des intéressés s'agissant de leurs gains de jeu, tant concernant leur fréquence que leur montant ne saurait à ce stade convaincre de leur réalité, à tout le moins intégrale.