Dans ce contexte, la réaction de la recourante lorsqu'elle a appris l'interpellation à l'aéroport de Genève de son époux, et en particulier son inquiétude extrême devant l'éventualité qu'il puisse être soumis à des examens radiologiques ("s'ils lui font des radiographies, c'est le bordel") est un indice très sérieux qu'elle était parfaitement au courant du convoyage effectué par son mari. L'explication selon laquelle elle s'inquiétait que son époux n'ait pas suivi ses recommandations de ne pas ingérer de la drogue, alors qu'il se sentait désespéré n'est pas du tout crédible.