S'agissant des forts soupçons d'activité délictueuse, le tribunal a retenu qu'ils étaient toujours donnés, notamment en se référant aux retranscriptions des conversations téléphoniques de la prévenue, en particulier avec son époux, de l'appui qu'elle lui donnait notamment en lui achetant des billets d'avion et des sommes qu'elle envoyait régulièrement à l'étranger qui étaient beaucoup trop importantes pour les revenus qu'elle alléguait. En outre, les risques de collusion et de fuite se trouvaient réalisés et aucune des mesures de contrainte de substitution ne permettait de les prévenir. F.