La prévenue ne serait pas seulement au courant du trafic de stupéfiants déployé par son mari mais y participerait activement, et ce en qualité d'appui logistique à tout le moins. En effet, elle entretenait des contacts téléphoniques ou visuels avec les fournisseurs et clients lorsque son mari était absent, lui réservait ses billets d'avion et s'inquiétait lorsque son époux se trouvait intercepté lors d'un contrôle douanier à l'aéroport. La procureure en a déduit qu'à ce stade de l'enquête, les forts soupçons pesant à l'encontre de l'intéressée s'étaient encore affirmés depuis son arrestation.