{"Signatur": "NE_TC_008", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2011-09-05", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_008_ARMP-2011-81_2011-09-05.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=6923&W10_KEY=1985054&nTrefferzeile=164&Template=search_result_document.html", "Checksum": "9f36a2fa200735dcf8ffab0caa344c06"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["ARMP.2011.81", "INT.2015.45"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Autorité de recours en matière pénale 05.09.2011 ARMP.2011.81 (INT.2015.45)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Autorité de recours en matière pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Autorité de recours en matière pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Autorité de recours en matière pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Prolongation provisoire de la détention."}], "ScrapyJob": "446973/55/2099", "Zeit UTC": "18.02.2026 06:18:57", "Checksum": "db6f92b4654555439c63319e635b8a96", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Neuchâtel Tribunal Cantonal Autorité de recours en matière pénale 05.09.2011 ARMP.2011.81 (INT.2015.45)\nRegeste:\nProlongation provisoire de la détention.\n\n\nDans ce contexte, la réaction de la recourante lorsqu'elle a appris l'interpellation à l'aéroport de Genève de son époux, et en particulier son inquiétude extrême devant l'éventualité qu'il puisse être soumis à des examens radiologiques (\"s'ils lui font des radiographies, c'est le bordel\") est un indice très sérieux qu'elle était parfaitement au courant du convoyage effectué par son mari. L'explication selon laquelle elle s'inquiétait que son époux n'ait pas suivi ses recommandations de ne pas ingérer de la drogue, alors qu'il se sentait désespéré n'est pas du tout crédible. Dans une telle hypothèse, à savoir l'ingestion de drogue pouvant mettre sa santé en péril, une aussi vive préoccupation à l'idée que des radios soient faites serait contradictoire puisque si l'épouse se souciait de la santé de son mari – comme il se doit serait-on tenté de dire -, elle aurait au contraire été soulagée par la perspective d'un tel examen, susceptible de prévenir les risques liés à la présence d'une importante quantité de drogue dans son estomac, et non pas été affolée que cet examen puisse permettre de découvrir la marchandise illicite. On est frappé par la contradiction dans le discours de la recourante qui dit d'une part ne pas savoir que son époux se rend à l'étranger pour ramener de la drogue mais en même temps s'inquiéter de son interpellation par la police et plus largement de la radiographie qu'il pourrait avoir à subir.\nLes mêmes contradictions se retrouvent dans la description des rapports entre époux puisque la recourante soutient d'une part se préoccuper de la santé de son époux, dont elle dit qu'il ne s'adonne pas au trafic de stupéfiants mais tout en sachant qu'il revient d'Espagne avec de la drogue ingérée, alors que parallèlement elle dit se disputer très souvent avec lui et a confié à des tiers vouloir le quitter. Selon le mari en revanche, son épouse aurait détruit une de ses cartes SIM compromettante par amour. A cet égard, l'affirmation de X. selon laquelle elle-même et son mari \"ne communiquent plus trop\" est directement contredite par la fréquence des appels téléphoniques passés entre époux qui est difficilement explicable autrement que par l'appui fourni par l'épouse aux activités de son mari durant son séjour à l'étranger. Les objets saisis lors de la perquisition dans le salon de coiffure de la recourante, dans lequel elle habite avec son mari, et en particulier le nombre de téléphones portables et de cartes SIM, ainsi que le matériel de conditionnement retrouvés, rendent également vraisemblable une activité en relation avec un trafic de stupéfiants.\nFinalement, les explications données pour justifier l'envoi fréquent de montants importants à l'étranger, soit le fait qu'ils auraient été financés par des prêts de tiers ainsi que par des gains de jeu, ne sauraient être crédibles. S'il est vrai que deux prêts d'un montant non négligeable sont confirmés par des témoins, ces montants ne suffisent pas à expliquer ceux reversés à l'étranger. L'approximation des déclarations des intéressés s'agissant de leurs gains de jeu, tant concernant leur fréquence que leur montant ne saurait à ce stade convaincre de leur réalité, à tout le moins intégrale. En effet, le fait de gagner des montants de dizaines de milliers de francs dans de tels jeux est suffisamment rare pour que cela puisse être frappant et les contradictions flagrantes existant entre les pièces sont à ce stade irréconciliables. Le bref examen des documents bancaires ne corrobore nullement les dires de la recourante puisqu'on n'y retrouve pas de versements provenant de maisons de jeu en Suisse et que ceux effectués depuis l'étranger ne laissent pas d'emblée penser qu'il s'agirait de recettes de jeux (notamment les paiements récurrents effectués – souvent en provenance des Pays-Bas - par le biais de la société \"E.\", qui semble être un organisme d'envoi d'argent dont le site internet décrit les services notamment comme suit: \"We operate an expanding global network of local money transfer and payment services. This network is used to send and receive money cheaply, quickly and securely on behalf of merchants and customers worldwide.\"). C'est dès lors avec raison que le premier juge a considéré que les revenus réalisés par la recourante n'expliquaient pas l'argent qui se trouvait être disponible pour les envois à l'étranger. On peut ajouter qu'on ne voit pas comment l'épouse aurait pu envoyer de tels montants à ses proches sans participer elle-même au trafic de stupéfiants et avoir ainsi en quelque sorte \"droit à sa part\" alors que par ailleurs elle décrit avec son mari une relation plutôt distendue.\nLe premier juge a dès lors considéré avec raison que de forts soupçons de culpabilité pesaient sur la recourante. Ceux-ci se sont renforcés depuis la première décision, ses explications (notamment sur la provenance des fonds qu'elle a envoyés à l'étranger) paraissant moins crédibles au fur et à mesure de l'avancement des investigations. Les autres critères nécessaires à la mise en détention provisoire n'étant pas contestés, il n'y a pas lieu d'y revenir."}