Telle que formulée, la décision attaquée n'est assurément pas conforme au droit. Elle tient la détention provisoire pour une condition du prononcé de mesures de substitution, ce qui s'oppose à plusieurs égards au texte légal : - Comme la détention provisoire au sens strict "commence au moment où le Tribunal des mesures de contrainte l'ordonne" (art.220 al.1er CPP), ce tribunal ne pourrait jamais, en suivant l'idée ainsi exprimée, ordonner une mesure de substitution sans avoir au préalable soumis le prévenu à la détention que la mesure de substitution est précisément censée éviter, ce qui serait absurde;