Enfin, le 15 juin 2011, la procureure en charge du dossier a requis le Tribunal des mesures de contrainte de soumettre la mise en liberté provisoire de Y. à différentes conditions (suivi régulier par le docteur T.; contrôle de la prise de médicaments; éloignement du domicile conjugal jusqu'au 4 juillet 2011; maintien à disposition des autorités judicaires), à titre de mesures de substitution à la détention. Elle indiquait que, selon les premières conclusions de l'expert-psychiatre, celui-ci ne peut exclure un passage à l'acte, étant donné que le prévenu "n'a pas pris conscience de ses actes et de la gravité de ses menaces";