Les circonstances peuvent cependant aussi commander la reprise de l'instruction sans disparition du motif de suspension. L'instruction, dirigée contre un prévenu en fuite, est par exemple reprise si de nouveaux éléments nécessitant des vérifications apparaissent, ceci alors même que le lieu de séjour du prévenu est toujours inconnu. Plus généralement, la reprise doit être décidée dans tous les cas où, après une suspension, il apparaît que des actes d'enquête doivent encore être effectués, sans attendre la disparition du motif de suspension, même si le ministère public avait simplement oublié de procéder à certains actes avant de suspendre et s'aperçoit ensuite de son omission.