Schmid et Stephenson/ Thiriet (op.cit.) n'envisagent d'exception à l'irrecevabilité du recours en ce domaine que si les preuves en cause sont exposées à se perdre ou à devenir d'une administration bien plus difficile. On peut sérieusement se demander si le fait d'être mis en accusation devant le Tribunal de première instance alors que, par hypothèse, une preuve refusée par le Ministère public aurait permis d'établir son innocence ne constituerait pas déjà un préjudice juridique.