Considérant que les séquestres litigieux n'étaient pas nouveaux, en ce sens qu'ils ont toujours été en main de l'accusation, la recourante relève que le Ministère public a considéré, lors de son renvoi du 28 octobre 2010, qu'il disposait de suffisamment de preuves pour soutenir l'accusation devant le Tribunal criminel et que c'est donc en pleine connaissance de cause, s'agissant des séquestres dont il requiert aujourd'hui l'examen, qu'il a renvoyé la recourante devant l'autorité de jugement. En indiquant par ailleurs le 13 décembre 2010 que l'accusation entendait requérir une peine privative de liberté de plus de deux ans, le Ministère public démontrait qu'il n'avait aucun doute sur l'état