La prise de conscience du prévenu, relativement claire, et l'intention de se soumettre à un traitement, traduite dans les faits, atténuent au contraire ce risque. On ne saurait par ailleurs, en règle générale, ordonner la détention préventive jusqu'à délivrance d'un rapport d'expertise psychiatrique justifiant un éventuel élargissement, selon ses conclusions, car cela reviendrait à reporter sur l'expert la décision de privation de liberté. L'expertise n'en gardera pas moins toute sa valeur pour apprécier l'éventuelle dangerosité future de l'intéressé. 4. Le risque de collusion invoqué par le ministère public ne suffit pas à justifier la mise en détention.