Par ailleurs, lorsque l'adolescente a fait comprendre au prévenu qu'elle refusait de telles relations, il n'a pas insisté disait-elle. Si donc il convient d'empêcher absolument toute forme de cohabitation ou même de rencontre entre l'auteur et la victime (de sorte que l'interdiction suggérée par la plaignante - étendue au collège fréquenté par la victime - peut être un complément utile à celle prononcée en première instance, mais en réduisant quelque peu son rayon), rien n'indique concrètement que le prévenu mettra à profit sa liberté durant l'instruction pour chercher à abuser encore de l'adolescente, ni d'autres victimes d'ailleurs.