C. Par requête du 1er mai 2011, le procureur en charge du dossier a sollicité la mise en détention provisoire de Y. pour une durée de deux mois. Il invoquait d'abord un risque de collusion, réalisé dès lors que plusieurs personnes devaient encore être entendues, par exemple le frère de la victime, les enfants des ex-concubines du prévenu ou encore le personnel de l'institution N.. En outre, expliquait-il, la police judiciaire devait encore analyser l'ensemble des vidéos et photos saisies chez le prévenu. Par ailleurs, le procureur invoquait un risque de récidive, vu la longue période sur laquelle le prévenu était susceptible d'avoir commis des délits.