La décision entreprise sera donc annulée et l'Autorité de première instance invitée à appointer une audience sans délai. Les frais de justice resteront à la charge de l'Etat car le prévenu n'a pas à les supporter (art. 426 al. 3 let. a CPP), même s'il a requis, en substance, la suspension prononcée. S'agissant des dépens, le prévenu ne peut y être astreint tant qu'il n'a pas été condamné (Message p. 1310; Mizel/Retornaz, Commentaire romand, N.2 ad art.433 CPP; Wehrenberg/Bernhard, Basler Kommentar, N.6 ad art.433 CPP). En revanche, l'annulation de la décision entreprise justifie une indemnité à charge de l'Etat (art.4 36 al.