la distinction faite selon que la décision de suspension est critiquée ou non sous l'angle du principe de célérité (ATF 134 IV 43). A cet égard, on ne saurait perdre de vue que la décision entreprise intervient plus de sept mois après le renvoi de la cause devant le Tribunal de police et alors que l'absence de tout paiement du prévenu, en faveur de son fils notamment, consacre une violation patente de son obligation d'entretien, sur le plan objectif à tout le moins. Prolonger une telle situation n'est pas acceptable. Il se peut effectivement que le mari et père ait renoncé à sa requête de modification des mesures provisoires parce qu'il croyait l'issue du procès proche sur le fond.