La jurisprudence fédérale à laquelle il est fait référence (arrêt du TF du 8.11.2010 [1B_268/2010]) se limite à la notion de "préjudice irréparable", au sens de l'article 93 LTF, et elle concerne des circonstances bien différentes (enlèvement d'enfant), dans lesquelles la menace d'une sanction pénale ne paraît pas pouvoir exercer la même pression qu'en l'espèce. L'ATF précité rappelle d'ailleurs la distinction faite selon que la décision de suspension est critiquée ou non sous l'angle du principe de célérité (ATF 134 IV 43).