Par mémoire du 5 mai 2011, X. recourt contre l'ordonnance précitée. Après un rappel des faits susmentionnés, la recourante souligne que la procédure matrimoniale n'aura aucune incidence sur les obligations alimentaires du prévenu visées au pénal. Elle fait par ailleurs valoir que l'intention de favoriser la conciliation entre les parties n'est pas un motif de suspension reconnu par le code de procédure pénale. Elle observe qu'une suspension ainsi justifiée pourrait durer encore de nombreux mois, alors que le prévenu ne satisfait nullement ses obligations d'entretien et qu'il a choisi un statut d'indépendant le mettant, de fait, à l'abri d'une éventuelle saisie.