Dans cette perspective, aucune infraction ne peut être reprochée à B. b) A titre subsidiaire, on retiendra que le comportement du motard, qui a commis plusieurs infractions graves à la LCR, était en outre de nature à rompre le lien de causalité entre le décès du motocycliste et une éventuelle faute de l'automobiliste. En effet, A. roulait sous l'emprise d'un taux d'alcoolémie établi à 2,00 pour mille, ce qui est considérable et manifestement de nature à amoindrir sensiblement ses possibilités de réagir s'il se trouvait confronté à un obstacle sur la route. Par ailleurs, des témoins ont indiqué qu'il était particulièrement fatigué, vu l'heure tardive et la soirée qu'il venait de passer.